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Dans mes jours "avec", je suis une imbécile heureuse. Dans mes jours "sans", je suis une imbécile triste.

Variant de l’optimisme au pessimisme en fonction des nouvelles du jour et de mes prises de conscience. Quand je réfléchis posément à notre société et à son avenir, c'est à dire sans être parasitée par mes petits problèmes personnels et sans tentative de manipulation médiatique, je me dis que le contexte actuel contient les ingrédients du pire mais aussi du meilleur.

Ceci dit, vu la crise - économique mais aussi culturelle et sociale - que nous traversons actuellement et la gravité des enjeux qui en découlent, je me demande si certains sont assez lucide pour choisir les actes qui aideront le bateau à ne pas couler.

Bien sûr que nous n'avons pas tous les mêmes valeurs, les mêmes priorités, bien sûr que notre participation est infime. Une dose homéopathique. Cependant, de bonnes volontés réunies engendrent des actions puissantes. A l'image des Resto du coeur, par exemple.

Je croise de plus en plus souvent des gens désespérés. Je me laisse parfois avoir, moi aussi, par cette machine infernale. Mais il est de mon avis que c'est le désespoir qui entraînent les tragédies.

Ces gens qui tuent leurs enfants pour ensuite mettre fin à leurs jours, ces gens qui se pendent sur leur lieu de travail, ces pères perchés sur des grues ... Nous n'avons pour solution que de cultiver l'espoir. Car l'espoir est la seule chose plus forte que la peur.

Espoir, d'accord. Mais en quoi ? En qui ?

L'Etat ? Certainement que non. Ils semblent tous impuissants à nous ramener sur le bon chemin. Droite, gauche, tous se sont cassé les dents. Et pour cause. Nous sommes tellement différents. Qui pourrait prétendre satisfaire chaque membre de son pays ?

Les gouvernements échouent et échoueront encore, si nous ne faisons pas l'effort d'incarner le changement auquel nous aspirons.

Pour moi, les enfants restent la meilleure des cartes à jouer pour l'avenir.

A force de les côtoyer, je me suis bien rendu compte de quoi ils sont capables. Et quel moteur de transformation était l'éducation. Les enfants sont des éponges, ils sont malléables.

Pour moi, nous ne pourrons réformer notre société qu'en remettant en cause nos modèles éducatifs. Je parle souvent de faire l'école à mes enfants. Et pour cause ! L'école est le premier maillon de la conformation de l'enfant à la société dans laquelle il vit ! Et ce que je récuse de l'école, c'est le fait qu'elle ne soit plus un lieu de construction. J'aimerais la voir devenir un lieu d'éducation citoyenne où l'on éveille les talents et les potentiels de chaque enfant et non plus un lieu où l'on avale des programmes scolaires (que l'on oubliera sitôt sortit du système) dans un esprit de compétition anxiogène et malsain.

J'aimerais aussi que les parents comprennent l'importance du réel dans la vie de leur progéniture. Comment pourraient-ils avoir une action sur le monde s'ils passent leur temps dans des univers virtuels ? S'ils en savent même pas à quoi sert le métier de leurs parents . D'où vient leur nourriture ? Leurs vêtements ?

Alors, initiez vos enfants à ses propres talents. On peut être intello et manuel. Jardinier et amateur de musique classique. Cuisinier et dévoreur de livres. Cultiver l'espoir en lui disant " Si tu veux, tu es capable de bâtir autre chose. Ton avenir est aussi entre tes mains".

Et non pas celles des politiques, des médias et de la société.

 

Tag(s) : #Humeurs

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