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Vendredi matin, je suis tombée des nues.

Sur les conseils de la médecine du travail et de ma chef (et là, je vais faire énormément d'envieux parce que c'est une perle et que j'ai eu beaucoup de chance de l'avoir croisée sur mon chemin) , je suis allé voir mon médecin traitant concernant mon mal être au travail.

Je savais que je n'allais pas bien mais pour moi ce n'était qu'une déprime liée au fait que je n'avais aucune porte de sortie ( CDI, refus de rupture conventionnelle, pas d'aides si démission ..). Mais déprime n'existe pas. Au sens médical du terme. C'est un mot fourre tout pour des sensations de mal être et d'inconfort passagères.

Mais moi, je n'ai pas juste un coup de blues. Non. Moi, je suis dépressive.

Je fais une dépression réactionnelle. Voilà. C'est le docteur qui me l'a dit.

Bien sûr que mes insomnies,mes trous de mémoire, mes problèmes de concentration, mes maux de ventre, mes désordres alimentaires, mes palpitations à l'idée d'aller travailler et mes crises de larmes au retour auraient pu me mettre la puce à l'oreille.

Mais c'est bien connu, je m'écoute trop, il faut que je fasse un effort, de quoi je me plains, je ne bosse que onze heures par semaine et puis de toute façon, y a pas le choix, hein. Faut bien mettre du beurre dans les épinards.

Et là, c'est ma chef qui m'a prit entre quatre yeux et qui m'a remonté les bretelles.

Parce qu'il n'y a aucun travail qui mérite qu'on y laisse sa santé. Ce n'est qu'un marché de dupe. Dans ce monde là, chacun joue ses pions, joue sa partie et personne d'autre que moi même ne pourra ou ne viendra m'aider.

La dépression, c'est une vraie maladie. Que personne ne comprends. Que l'on préfère ignorer parce qu'elle met mal à l'aise. Qui mets un temps fou à guérir et qui profite de chaque période de fatigue et de stress pour faire son come back. .

Qu'il était plus que temps de revoir mes priorités. Que mon bien être au travail ( et donc ma réussite professionnelle) ne peut se faire qu'avec un minimum de confort psychologique. Que mon désir d'être épanouie au travail est logique mais que je n'y arriverais jamais en traînant derrière moi les trois boulets de cette sorcière : démotivation totale, dévalorisation de moi-même et de mon travail et culpabilité.

Qu'il était temps de prendre les bonnes décisions et du temps pour moi. Pour me retrouver et pour réfléchir. Pour me soigner. Et pour répondre à cette question : pourquoi ce besoin d'être si forte et d'avoir un travail rémunérateur même s'il m'empoisonne l’existence ? Au fond, quelle est l'importance du travail dans ma vie ?

Je n'ai pas encore de réponse à ses questions. Je n'ai même pas encore complètement assimilé le diagnostic. J'ai du mal à comprendre comment j'ai pu en arriver là. Pour moi, je ne suis pas dépressive. Il y a des choses qui ne vont pas c'est vrai. Je suis angoissée, c'est vrai. Mais je n'ai pas envie de me jeter sous un train. J'ai parfois du mal à me lever le matin (comme tout le monde je pense) mais au final mes journées sont plutôt bien remplies...

En attendant, comme dirait ma grand-mère d'amour que j'aime, on peut aussi construire de belles choses avec les cailloux du chemin.

 

Tag(s) : #Humeurs

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