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Paulo Coelho a dit : Personne ne peut fuir son cœur, c'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit.

D'accord.

Quand on est petit, on a tous des rêves.

On veut devenir patineuse artistique, chanteuse, pirate ou pompier. On veut nager avec les dauphins, acheter un bateau et faire le tour de la Terre, voir les dinosaures pour de vrai. Ce que je voulais petite, dès 7 ou 8 ans, c'était un amoureux qui m'offrirait des fleurs et des chocolats, qui m'aimerait dans la perfection de mes imperfections (donc malgré mon poids) et avec qui j'aurais une grande famille dans une belle maison ancienne à la campagne.

Cela n'a pas changé. Sauf que j'ai mon amoureux. Même s'il ne m'offre pas assez de fleurs à mon goût, il est là, c'est tout ce qui compte. Sauf que je ne veux plus forcément vivre dans un trou paumée, j'ai aimé la douceur citadine. Il manque les enfants.

Quand on grandit certains rêves disparaissent soit parce que l'on change nous même, soit parce que les éléments extérieurs ( la société, notre famille, les expériences de la vie ) nous font penser que ces rêves ne sont pas viables. Ou qu'ils sont sans valeur.

C'est ce que je fais plus ou moins concernant "ma" famille nombreuse actuellement. Je l'ai petit à petit oubliée pour des arguments rationnels qui ont plu à la majorité ( coucou maman !) : la sécurité de l'emploi, les revenus chaque mois, les vacances et les envies de voyages accordées, les loisirs de l'un ou de l'autre, leur avenir en ce monde ...

D'accord. C'est bien tout ça. Passion ? Pfiout, fini. Joie ? Bien sûr. Chaque journée sans rire est une journée de perdue, n'est-ce pas ?

Donc de la joie. Mais pas autant que lorsque je me surprend à rêvasser dans mon bain. A penser à eux. A ma vie avec eux, avec leur père. A ce qu'ils pourraient être. A ce que ma fille ou mon fils pourrait rêver d'être : jockey si mordu de chevaux comme son père, violoniste si touché par la beauté de cet instrument comme sa mère .. Ou tout autre chose encore.

Comme beaucoup je rêve.

Mais je n'entreprends rien pour le concrétiser enfin.

Il y a bien sûr la peur de l'inconnu.

Rester dans ce qui est connu, qui ne demande plus vraiment d'efforts, qui ne fait pas peur. Malheureusement, pour réaliser un rêve, il faut sortir du « connu » puisqu'un rêve, par définition, n’est pas encore matérialisé, n’existe pas encore. Il est dans ma tête. Il est beau. Il est parfait. Je sais bien que faire ce que j'ai toujours fais jusqu’à présent, sans accepter de me lancer dans l’inconnu, ne peut donc pas me permettre de matérialiser quelque chose de différent de ce que je vis jusqu’à présent.

Et puis il y a les autres.

Qui ne comprennent rien.

Qui jugent cela complètement irresponsable par les temps qui courent ( merci maman bis !). Je sais bien que quoi que nous faisons, il y a toujours matière à critiquer et que le bonheur de vivre ma vie comme je l'entends devrait suffire à me pousser de l'avant, à chasser toute cette négativité .. Pourtant, c'est très difficile de faire abstraction des critiques des gens qu'on aime et qui sont censés vouloir le meilleur pour nous .. Que cela corresponde ou non à ce qu'ils auraient fait eux.

Peut être que c'est cela le pire. L'absence de soutient.

Je sais. Peut importe l'adversité, l'hostilité .. Si je pense que c'est ce qui est le mieux pour moi alors qu'il en soit ainsi. Parce que personne d'autre ne peut le savoir à ma place. Parce qu'on ne doit pas laisser les autres guider ses choix.Qu'il n'y a que le résultat et que mon bonheur qui compte. Seulement, je suis tellement fragile en ce moment que tout me fait douter. Fait vaciller mon intuition. Me souffle à l'oreille " et si tu regrettais ? "

Les bébés ne sont plus livrés par la cigogne et c'est bien dommage ..

Je dois manquer de courage pour accepter que mon rêve ne soit pas forcément parfait. Pas conforme à ce que je voudrais qu'il soit. Pas aussi beau, serein et épanouissant qu'il peut l'être dans ma tête. Je dois manquer de volonté pour accepter les efforts et les sacrifices qu'il faut faire pour réaliser ses rêves. Je ne dois pas le vouloir assez fort pour que tout soit aussi difficile et compliqué.

Pourtant, je sais que si je mourrais demain, je regretterais de ne pas avoir réaliser ce que j'avais dans le fond du coeur. Une question me taraude pourtant : avoir un enfant, puis deux, trois .. serait accomplir mon plus grand rêve. Quand on a réalisé ce dernier .. On fait quoi après ?

Tag(s) : #Humeurs

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