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Ce matin, en faisant mon stepper (très fière de n'avoir toujours rien lâcher malgré le peu de résultats niveau poids ), j'écoutais d'une oreille distraite l'émission des maternelles, encore un peu embrumée de ma nuit sous somnifère et déjà à la planification de ma virée shopping de cette après-midi.

Sujet du jour : les bébé couple, ces jeunes qui se mettent en couple très tôt et font des enfants quasiment dans la foulée. Mon intérêt commence à être piqué au vif. Après tout, dans ma génération de relation- kleenex, nous faisons déjà figure de couple préhistorique avec mon homme. Je monte le son. J'écoute ces jeunes mères. Leurs parcours. Leurs histoires.L'explication de leur désir d'enfant. Les émotions qui y sont reliés. Sans m'en apercevoir, j'arrête de stepper. Je m'accoude sur le bord du canapé.

Dans mon ventre, il y a une petite pulsion qui se réveille. Mon coeur se serre. D'un coup, sur une phrase du pédo-psychiatre, une chose se fissure en moi. Un torrent de larmes remonte en moi et me fait couler toute entière. J'étais enfin comprise.

Parce que ce sentiment de complétude avec mon homme, je l'ai immédiatement ressenti.

Au plus profond de moi, je savais qu'il serait mon grand amour, mon chevalier, mon mari, le père de mes enfants, mon contraire complémentaire. Une envie de se fixer, de le découvrir d'être encadrée par son amour, mais des débuts compliqués, dans la fusion, je t'aime, je te fuis, toujours submergée par ce besoin de lui, de sa tendresse, de ses mots pansements, de ses gestes médicaments qui soignaient mes blessures affectives alors qu'il s'auto-suffisait avec ses cessions geek, son vélo et ses compétions d'équitation.

Et puis cette envie de construire comme un petit cocon.

Une belle image de la famille, avec un papa, une maman, des enfants. Qui se font grandir les uns, les autres. Qui s'apportent les uns, les autres. Qui apprennent des uns des autres. Qui partagent. Qui s'aiment. Ce côté beau et positif de la famille. Une forme de chaleur, de reconnaissance, un endroit où le partage permet de s'épanouir et de s'enrichir, compenser et ré-inventer ce modèle familial carencé... Je voulais quelque chose de plus fort, de plus complet, de plus réciproque, de plus impliqué ...

Comme ces deux mères, assise ,là, sur plateau.

C’est un sujet sur lequel je n’arrive pas être raisonnable. Ou plutôt où je n'arrive plus à être raisonnable. Je sais ce que je ressens, ce que je veux, ce qui serait idéal. Ce n'est plus une histoire de désir. C'est une attente, un besoin vital. Une chose extrêmement forte qui balaie les réticences et même les peurs. Comme une évidence.

Et une belle histoire de confiance.

En mon couple et notre capacité à affronter les changements. En mon homme et sa capacité à être père. En demain et notre capacité à rebondir avec les aléas de la vie. En moi même et ma capacité à dépasser mes angoisses. Pour enfin aller de l'avant. Pour vivre pleinement mes instincts , mes envies ... sans ambivalence. Pour savoir jusqu'où je suis capable d'aller. Connaître mes limites.Savoir que je suis réellement importante pour quelqu'un. Pour m'émanciper en tant que femme. Pour enfin me sentir à ma place. Pour me réaliser. Pour souder encore un peu plus mon couple et montrer à tous la preuve de notre amour. 

Cette famille, ce bébé, font déjà partie de moi. Son idée a grandit en moi avant de manifester sa présence. Cette petite boule de lumière qui palpite au creux de mon ventre et qui irradit dans toutes les fibres de mon corps quand j'y pense. Et je les aime déjà. Comme quoi certains rêves, certaines envies n’ont pas besoin de s’analyser, ils ne racontent que des évidences.

 

Tag(s) : #Humeurs

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