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Il existe un gène du bonheur.

Si, c'est vrai et non, je ne me paie pas votre tête.

Le gène qui fabrique les neurotransmetteurs comme la dopamine ou la sérotonine (responsable des humeurs) est la clef de toute cette affaire. Plus ce gène est long, moins il en sécrète.Ce qui explique que nous n'avons pas tous les mêmes prédisposition au bonheur. Ceci dit, cette petite particularité génétique ne compterait que pour 50 % dans notre capacité à être heureux. Dans les 50% restant, il y a 10% d'aléas extérieurs (notre histoire personnelle, nos blocages inconscients, les difficultés de la vie ...) et 40% qui sont liés à notre interprétation de la situation. Autrement dit, au regard que nous portons sur la vie.

Cet état de sérénité et de bien- être, qui parfois nous tombe dessus sans crier gare, est donc quelque chose qui se cultive. Etre heureux, c'est choisir de le devenir même si cela ne va pas toujours de soit. Car nous pouvons agir sur les 40 % qui restent. Et oui !

Souvent j'ai pensé (et ça m'arrive encore parfois) que pour que je sois heureuse, il faudrait que je change ma vie. Je me focalise souvent sur ce qui ne va pas, sur ce qui manque, sur ce que je n'ai pas (ou pas assez à mon goût) ... Et je constate qu'on fonctionne plus ou moins tous pareil. Ceci dit, à la réflexion, je ne pense pas que ce soit ça qui va changer mon sentiment de bonheur puisque j'arrive très bien à l'être parfois sans que ma situation "matérielle" ait changée. Et qu'il existe partout dans le monde des gens très pauvres qui sont heureux. Comme dirait l'autre, l'argent ne fait pas le bonheur !

Bien sûr qu'on ne peut pas être tous les jours radieux et d'un optimisme sans faille. Bien sûr qu'on a le droit d'être ronchons ou tristes, d'ailleurs, il serait stupide de penser que le bonheur, une fois acquis, est une situation permanente. La vie comporte des aléas, des joies, des peines, des chances et des malchances ...Cependant, entre celui qui aborde le problème dans l'aigreur et dans la rancœur et celui qui sourit malgré les difficultés et qui sait prendre la vie du bon côté malgré les coups durs .. Y pas vraiment à tortiller pour savoir qui s'en sortira le mieux.

Il faut quand même qu'on intègre à un moment ou à un autre qu'on ne peut pas faire tout ce qu'on veut et qu'on ne peut pas obtenir tout ce que l'on convoite (je vous assure, ça enlève une épine du pied) et que les difficultés font partie de la vie. Sauf que (et c'est là qu'on signe tous coupable généralement), chaque jour apporte aussi son lot de plaisir et ses moments de joie. Pour peu qu'on sache les voir !

Notre cerveau doit apprendre (et il en est capable !) à détecter le bonheur, partout où il se trouve et même dans les choses les plus infimes du quotidien.Puisqu'il passe son temps à donner du sens à ce qui nous entoure, que nous passons notre vie à interpréter des faits et que ces interprétations, qu'elles soient positives ou négatives, marquent l'inconscient et le corps de la même façon ...

Il suffit d'inverser la vapeur.

Exemple d'actualité, on est mi-juillet, je me lève, il pleut, il fait froid, y a du vent, c'est octobre dehors. Je peux me dire " purée, encore une journée où la météo est pourrie " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour les derniers jours) et me retrouver de mauvais poil ou alors " chouette, je vais pouvoir cocooner ! " ( ce qui est arrivé plus souvent qu'à son tour aussi ). Mais la deuxième interprétation sera beaucoup plus agréable à vivre (pour moi et pour mon entourage) que la précédente. C'est un peu l'histoire du verre à moitié vide- à moitié plein. Pourquoi ne pas se mettre en mode " happy" et sélectionner puis alimenter les interprétations positives qui augmentent notre bien être (et par ricochet notre capacité à être heureux ) ?

C'est vrai,que les faits sont rebelles, qu'ils résistent à nos souhaits et qu'ils se pointent souvent à notre grand déplaisir (ce matin, j'ai la crève, j'ai un oursin dans la gorge, je peux vous dire que j'ai galéré à trouver l'interprétation positive mais je l'ai dénichée : siroter du lait au miel toute la journée) mais je pense sincèrement que leur " signification " n'est pas contenue en eux. Ils n'ont pas le code barre " jefaischierlemondebonjour" inscrit ad vitam eternam.

D'ailleurs, je me fais souvent la réflexion qu'un événement qui me faisait tourner en bourrique quelques temps plus tôt prend une issue positive sans même que je ne m'en rende compte.

Je vais prendre l'exemple du déménagement de l'entreprise de mon homme. Cela nous était vraiment pénible car cela l'éloignait encore de la maison (temps de trajet d'une heure le matin et le soir ... Quand on bosse 39 heures par semaine, on n'est plus trop à la maison). Et puis, il y a eu mon projet de reprise d'études (qui se confirme, je vous en reparlerais !) et en allant à la pêche aux infos, on s'est rendu compte que l'école était à dix minutes de son nouveau lieu de travail. Ce qui signifie que l'on pourra faire la route ensemble. Positive attitude. Cela a été aussi le cas avec mon ancien travail. Cela me peinait grandement d'avoir perdu les dernières années dans un boulot qui ne me convenait pas, qui ne payait rien ... Aujourd'hui, toujours dans le cadre de ma reprise d'études, il est un atout majeur dans mon profil. Encore une issue qui me met du baume au cœur et qui me rend ... heureuse !

Je pense que la signification des faits, et l'importance qu'ils prennent dans nos vies, est le résultat de l'histoire que nous nous racontons à leur sujet. Dans les deux exemples précédents, l'histoire à changée et les faits sont passés de "boulets émotionnels qui plombent le moral" à " pourvoyeurs de bonheur et générateur de bénéfices". Alors autant relier les faits à des interprétations favorables (et plausibles) pour se raconter de belles histoires. Parce que, petits ou grands, éphémères ou durables, tous les bonheurs vécus nous enrichissent et nous rendent plus fort.

        

 

 

                                

Tag(s) : #Humeurs

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