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Bien le bonjour mes blogonautes adorés,

Aujourd'hui, je vais vous parler d'une étrange mutation qui s'opère en moi. Je pense que c'est un mal typiquement féminin ainsi je sais que beaucoup d'entre vous se reconnaîtrons dans le syndrome de la marmite.

Le syndrome de la marmite consiste à faire bouillir les problèmes dans un petit jus de contrariété, d'angoisse et d'incertitude. Le tout arrosé de quelques miettes d'insomnies, de légères crises d’hystérie et de quelques manifestations psycho-somatique. C'est une recette familiale très complexe et dont les quantités sont extrêmement difficile à mesurer.

Je pourrais donc me réjouir d'en connaître toutes les ficelles et de la réussir à chaque coup mais ce n'est absolument pas le cas, allez savoir pourquoi. Je pense que c'est une recette à consommer avec modération, comme les paninis au Nutella. Un peu ne fait pas de mal, trop provoque la crise de foie. Ceci dit, la modération et moi ... On n'est pas très copain.

Ainsi pour éviter que la marmite ne déborde et ne répande mes problèmes un peu partout, surtout ceux du fond, les lourdingues, ceux qui remontent paresseusement des bas fonds alors que je les croyais collés au revêtement anti-adhésif, j'ai dû trouver un moyen de faire revenir la cuisson à feu doux. Non mais, sérieusement, vous avez déjà essayer de cuire un potage sur puissance max ? Je ne vous le conseille pas. Cela donne un arrière goût amer vers la fin. Sur feu doux, donc.

Pour moi, la solution, toute bê-bête, c'est de repenser à la fable : la grenouille et le pot de crème. Imparable quand la situation vous semble sans issus.

Une grenouille était tombée dans une cuve contenant de la crème. Les bords en étaient trop hauts pour elle et la pauvre grenouille était donc prise au piège. Dans l'incapacité de prendre appui sur la crème, trop liquide, pour se propulser à l'extérieur. Son sort était scellé, elle n'avait plus qu'à se laisser mourir au fond. Seulement, la grenouille, trop sotte pour comprendre cette évidence, continuait de se débattre tant qu'elle le pouvait, sans réfléchir à l'inutilité de son action, dépensant en vain son énergie pour tenter de sortir de sa prison. A force de s'agiter, elle battit tellement la crème que celle- ci se transforma en beurre. La jolie reinette pu donc prendre appui dessus et gagner sa liberté.

Ainsi, comme vous l'apprends gentiment cette petite histoire, même si vos efforts vous semble vain, même si personne ne vous comprends ou ne vous soutient dans votre entreprise, il faut retenir que le seul temps qui est vraiment perdu, c'est celui passé à regretter les occasions manquées.Il ne sert donc à rien de faire bouillir la marmite plus que de raison.

 

 

 

 

 

La marmite, la grenouille et le pot de crème.
Tag(s) : #Humeurs

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