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Hello every body,

Plus de six mois après mon dernier article, je reviens sur le devant de la scène ( pardon, du blog) pour vous racontez. Tout. Oui, tout. Car les six derniers mois ont été terrifiants. Angoissants. Déroutants. Et pourtant ... Ils m'ont aidé à évoluer. Un peu. Comme les pokémons, oui, oui.

Je vais vous le dire. J'ai craqué. J'ai lâché. La pression dans mon travail était devenu insupportable. Les crises de larmes dans la cuisine et les nuits blanches aussi. Il fallait que je me retrouve. Que je comble tout ces vides en moi qui me faisait disparaître aux yeux du monde chaque jour un peu plus. Moi qu'on appréciait pour mon calme et ma distance par rapport aux événements bouillait et explosait de colère au moindre mot, au moindre geste. Je me retrouvais dans des états de détresse terrible pour des broutilles. Pleurs, crises d'angoisses, spasmophilies, cauchemars. Rien qu'une envie : me coller dans mon lit, sous ma couette et pleurer. Et pleurer encore. Et dormir. Et dormir encore.

Au moins, dans nos rêves, nous sommes libres.

Puis un matin, je me suis levée. j'ai regardé dehors. Le premier beau jour de l'année. Une douceur, un calme... Une certaine joie aussi. Je voulais être comme cette belle journée de printemps. Solaire. Sereine. Joyeuse. Mais comment y parvenir ?? Déjà, dire tout haut ce que je pensais tout bas. A mon chéri. A ma famille. A mes collègues. Sans crainte qu'on ne m'aime plus. Après tout, s'ils m'aimaient moins parce que je ne correspondais plus à leurs attentes, m'aimaient-ils vraiment ?

Je fus surprise de leurs réactions, à juste titre. Mon homme, que j'en étais arrivé à jalouser car tout était toujours facile pour lui, de mon point de vue, fut sincèrement étonné que j'ai cette image de lui. Ma mère passa du baume sur mes angoisses en me déchargeant de toutes les responsabilités familiales qui m'étaient pour le moment ingérables ( les enfants, la vie commune), mon chef me félicita de mon coup de grisou dans son bureau.Mes collègues ne firent aucun cas de mes récriminations. Au contraire.

Ceci fait, il fallait bien que je me penche sur mon cas- difficile- pour arrêter de tourner en rond. Premier constat : je m'ennuie dans ma vie. Prendre des mesures. Deuxième constat : je ne supportes pas la solitude. Prendre des mesures. Troisième constat : mes rêves sont en inadéquations avec ce que je me sens capable de réellement réaliser , ce qui me mets en situation d'échec la majeur partie du temps. Prendre des mesures.A l'instant où je vous écris, je travail activement sur le premier point ( et c'est là que les mandalas interviennent) et sur le troisième point.

Donc, les mandalas. Ils sont intervenus à un moment où je cherchais un moyen simple de retrouver le calme, la relaxation et la concentration.

Le mandala est un dessin organisé qui gravite autour d’un point central. Il est constitué à la base, d’un cercle et d’un point. Le mot mandala vient d’une très ancienne langue indienne, le sanskrit, qui veut dire cercle, circonférence.

Ce n’est pas qu’un simple dessin, il est un outil, qui tout en développant notre créativité, permet de se centrer, de s’harmoniser, de se transformer. 

J'en vois déjà certains ricaner en se demandant en quoi colorier des cercles peut aider à réduire son stress ou encore à être mieux dans sa peau. Et bien je vous assures que ces moments, assise sur ma terrasse, bercée par le chant des oiseaux, à choisir avec applications les couleurs de ma future oeuvre m'offre un sérieux moment de détente. 

Je recommande grandement les carnets de coloriage pour adultes à ceux qui veulent s'offrir une pause dans ce monde TGV (* tout à grande vitesse* ). 

Ceci dit, j'ai appris plus de choses sur ma vie au cours des deux dernières années qu'au cours des vingt premières. On réalise rarement dans l'instant que les moments difficiles ont une fonction cachée : nous aider à grandir. Les anges se déguisent en sorcières et nous délivrent de merveilleux cadeaux soigneusement emballés dans d'ignobles emballages. 

Qu'il s'agisse d'un échec, d'une maladie, des soucis au quotidien, d'une crise de couple, on n'a pas toujours envie de crier " chouette, encore une tuile, merci la vie". Et on a encore moins le réflexe de déballer ses cadeaux pour découvrir le message caché qu'il contient. Nous faut il apprendre la volonté ? Ou au contraire lâcher prise sur ce qui n'a, à bien y réfléchir, que peu d'importance ? Dois-je écouter un peu plus mes envies et mes aspirations ? De cesser d'accepter ce qui ne correspond pas à mes valeurs ? 

Quand l'épreuve survient, on réagit - moi la première - avec colère - oh oui- et désespoir - oh oui bis- rejetant ce qui nous semble si injuste. Mais la colère rend sourd et la tristesse rend aveugle. Et nous laissons passer une occasion d'évoluer. De s'accomplir. Alors les coups durs et les échecs se multiplient, la vie tentant de renouveller son message. Ce que je veux vous dire c'est que, non, le sort ne s'acharne pas contre vous, non, vous n'êtes pas maudit, au contraire, vous êtes bénis. A la prochaine tuile, asseyez vous dans un endroit cher à votre coeur, faites un mandala puis repensez à la situation, vous verrez bien que derrière cet épais nuage gris, se cache un joli rayon de soleil. 

 

 

Mandala et moi ...
Tag(s) : #Mon quotidien

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